La maternelle dans les choux
"Les études disponibles ne démontrent pas que la scolarisation à deux ans constitue un avantage évident dans toutes les situations par rapport à d'autres modes de garde alternatifs."
C'est le ministère qui le dit. link
La scolarisation précoce est une question qui divise les enseignants. Vouloir imposer cette prise en charge à toutes les écoles, comme ce fut un temps l'idée, ou au contraire tenter de la faire disparaître du paysage scolaire par souci d'économie, voilà deux démarches également aberrantes. Certains enfants ont besoin d'une scolarisation précoce, d'autres non.
Pour faire bonne mesure, j'aurais ajouté "différents" à la fin de la phrase, ce qui aurait donné "par rapport à d'autres modes de garde alternatifs différents" : trois fois c'est mieux qu'une. Le plus inquiétant n'est pas que les rats du ministère écrivent avec leurs pieds, mais qu'ils assimilent la scolarisation des deux ans à un mode de garde. Certains collègues de maternelle apprécieront.
Encore une fois, au lieu de s'interroger sincèrement et de questionner les enseignants sur l'intérêt pour les enfants d'une scolarisation précoce, le ministère ne pense qu'à faire des économies sur le dos des plus démunis, en brandissant des études dont il se garde bien de citer les auteurs*. Ceux qui ne jurent que par l'économie de la connaissance sont en vérité les promoteurs véreux de l'économie de l'ignorance
* Parfois même, le ministère se laisse aller à des oublis coupables. link