Mots pour maux.

Publié le par Gilles Lehmann

     J'ai un faible pour le fado portugais, celui de Cristina Branco en particulier. Le côté doux-amer de cette musique parle à mon âme, surtout dans les moments de doute. Je ne devrais pas en écouter ce soir, après avoir lu les mots que l'on m'envoie de la capitale et qui peuvent balayer toutes mes inquiétudes. Voyez plutôt :

 

     "Notre système éducatif a considérablement évolué. Vous devez aujourd'hui, en tant qu'enseignant, faire face à des sollicitations et des exigences toujours plus variées et complexes. Je sais que vous y répondez en vous investissant avec compétence et dévouement afin de faire réussir chacun de vos élèves au maximum de son potentiel."

 

     Mes détracteurs, et je sais qu'ils sont nombreux, peuvent toujours chercher l'auteur de ces propos dithyrambiques. Ils ne trouveront pas.

 

     Merci monsieur Luc Chatel de reconnaître mon engagement au service de l'école publique. Si vous le permettez, j'afficherai votre courrier dans ma classe et je continuerai à dénoncer la suppression des Rased, la réduction du temps scolaire, la mise en fiche des élèves, l'absurdité des évaluations nationales, l'augmentation des effectifs par classe et bien d'autres réformes que nous devons à la clairvoyance de votre ministère.

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